Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis (A.S.M)
  Accueil    |    Liens utiles   |    Glossaire   |    Plan du site  |    Contact   |    English
Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis
 
  Document sans titre
  Navigation
 
   
 
  Actualités
 
   
  News







   
  Actions de sauvegarde > Projets de restructuration de réhabilitation urbaine
 
   
 
Introduction

        L'A.S.M. a joué au cours des années 83-90 un rôle d'architecte-urbaniste conseil auprès du Ministère de l'Equipement et de l'Habitat, maître d'ouvrage pour la restructuration du quartier Bab Souika-Halfaouine.

        Ce quartier, à la charnière de la Médina Centrale et du Faubourg Nord avait su préserver pendant longtemps une vie locale particulière, une spécificité culturelle qui lui avait assuré une forte identité; il suffit de citer la mosquée et la zaouia Sidi Mahrez, protecteur de Tunis, les fêtes de Ramadan, les cafés chantants, le mouvement « Taht Essour », les événements d'avril 1938 etc.

        Mais les conditions de vie s'étaient fortement dégradées petit à petit, principalement à cause de l'accroissement géométrique du trafic automobile et de bus, au point que la place de Bab Souika semblait s'être transformée en gare routière au début des années 80 : on comptait en 1982, selon l'étude faite pour la Municipalité par le bureau suisse Transitée, 28.000 véhicules par jour, plus de 200 bus, plus de 8.000 piétons à l'heure de pointe.

        Malgré cela le quartier ne constituait pas pour l'A.S.M. une zone à restructurer en priorité, vu l'état comparativement satisfaisant de ses structures bâties et de ses réseaux divers, à l'exception de la zone dite Quellaline, autour de la place des Potiers, très dégradée.

        C'est la volonté politique de procéder à une opération d'embellissement de ce quartier, exprimée dès les années 70, qui a abouti en 1983 à la définition d'un programme de restructuration.

Rappel des objectifs et de la programmation

        Les grands objectifs assignés au projet de restructuration par le Ministère de l'Equipement étaient les suivants :

Mise en valeur des monuments historiques du quartier (essentiellement la Mosquée Sidi Mahrez et Saheb Ettabâa),
Résolution du conflit piéton - véhicules.
Création d'une place centrale animée.
Implantation des équipements socio-culturels faisant défaut.

Mais il fallait également :

Réinstaller sur place, après travaux, les commerçants du quartier.
Maintenir la capacité en logements existante.
Réhabiliter les constructions dégradées.
Respecter le caractère architectural environnant.

        La programmation d'ensemble du projet a été définie en 1983-84 par le Ministère de l'Equipement et de l'Habitat, après consultation des représentants du quartier et avec la participation de la Direction de l'Aménagement du Territoire et de l'A.S.M.

        Le plan masse de la place centrale piétonne (bâtiments limitées à R+ 2, articulation en plusieurs sous-espaces, perspectives sur les monuments) a été mis au point progressivement au cours d'une confrontation de plusieurs mois entre l'A.S.M. - imbue de l'espace urbain traditionnel – et O.C. Cacoub, architecte conseil de la Présidence de la République adepte des grandes esplanades monumentales - avec la participation de la Direction du Projet du Ministère de l'Equipement et de l'Habitat.

        Ce plan prévoyait notamment d'enterrer la circulation automobile de transit au moyen de 2 tunnels à 2 voies, à sens unique, sous la place, de 300 m de long chacun environ.

        Les équipements socio-collectifs disséminés dans le quartier et les bâtiments nouveaux définissant la place ont été confiés à une quinzaine de groupements d'architecte, afin d'assurer la diversité, l ' A. S .M, étant chargée d'une mission de coordination pour veiller à l'intégration des projets entre eux et avec l'existant.

        II faut signaler que les désignations des architectes ont été faites par le Ministre de l'Equipement et de l'Habitat après avis d'une commission consultative réunissant la Direction du Projet du Ministère, l'Ordre des Architectes et l'A.S.M.

        La fin des travaux était prévue en 1988-89.

        En plus de ses rôles de conseil, pour l'ensemble; d'urbaniste, pour la place, de coordination, pour les projets confiés aux architectes privés, l'A. S. M. a eu un rôle d'architecte pour l'un des équipements prévus - l'école primaire Sidi Aloui - et pour la réhabilitation des constructions dégradées.

        L'Ecole Primaire Sidi Aloui, pour remplacer l'ancienne école primaire installée au palais Khaznadar insalubre, comprenant 16 salles de classe, l salle de réunion et le logement de fonction, a été achevée en avril 1986. 1700 m² de planchers, coût 520.000 D. Cette école, étudiée en 3 mois et réalisée en 9 mois, a été primée à la session 1989 du Prix Aga Khan d'Architecture