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A.S.M de Tunis
> Historique |
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Stratégie de sauvgarde pour la médina de Tunis
L’A.S.M a établi, en partenariat avec la Municipalité de Tunis, une stratégie de sauvegarde dont les contours se sont clarifiés au fil du temps et des projets.
Sensibilisation
La stratégie est de revaloriser la Médina aux yeux de ses habitants. Cette Médina, qui véhicule derrière elle une histoire millénaire, n’est plus considérée comme le lieu de tous les archaïsmes.
Un plaidoyer a été développé en faveur de la réhabilitation pour montrer que c’est une démarche culturellement valorisante, socialement nécessaire, économiquement avantageuse et financièrement possible.
La sensibilisation à la sauvegarde et la restauration des monuments se fait, également, à travers différentes manifestations culturelles telles les expositions, les séminaires, les colloques, les journées d’études, les visites guidées à l’intentions des écoliers et le Festival de la Médina, créé en 1983 par la Ville et qui a lieu tous les ans durant le mois de Ramadan dans divers lieux restaurés.
Gestion réglementaire
De reconnaître, enfin, dans le processus de planification urbaine, à la Médina sa spécificité, son intérêt culturel et sa valeur en tant qu’ensemble historique traditionnel. Ainsi, faute d’un instrument juridique approprié, un règlement d’urbanisme spécifique de la Médina a été élAaboré (1980), fruit de la synthèse des différentes études et analyses auxquelles a été soumise la Médina de Tunis. Ce règlement devait constituer le cadre de cohérence dans lequel devaient s’inscrire toutes les actions futures et devait, en attendant mieux, servir d’outil garantissant la sauvegarde du tissu historique.
Une assistance technique est, également, instaurée à l’intention des citoyens dans le cadre des dossiers de permis de bâtir examinés par une commission consultative à l’ASM.
La création en 1994, grâce au Code du Patrimoine, d’un instrument juridique « le Plan de Sauvegarde et de Mise en valeur », avait pour but de conforter le processus d’évolution de la législation dans ce secteur.
Actions sur le terrain
L’aide à la pierre est intimement liée à l’aide à la personne qui l’habite. C’est ainsi que beaucoup de monuments sont restaurés et réaffectés à de nouvelles fonctions sociales ou culturelles. Des projets de réhabilitation ainsi que des projets urbains ou à visée sociale sont réalisés dont, notamment, le projet de la restructuration urbaine de la Hafsia en partenariat avec la Banque Mondiale (1972/1975 et 1980/1993) et le projet d’assainissement de l’habitat insalubre et sur-densifié appelé « Projet Oukalas », en partenariat avec le Fonds Arabe de Développement Economique et Social (à partir de 1990).
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Le succès de cette politique de mise en valeur du patrimoine, a eu un début d’effet d’entraînement sur des propriétaires privés qui ont pris l’initiative de restaurer et de réaffecter des bâtiments à intérêt architectural ou historique à de nouvelles activités.
Sensibilisation au patrimoine du 19e et 2Oe siècles
Un plaidoyer est élaboré en faveur de la ville basse constituant les premiers quartiers historiques en dehors de la vieille ville. Le devenir de la Médina étant intimement lié à celui de la ville basse, implantée à ses portes et devenue, depuis le temps du Protectorat, le véritable cœur de la Capitale, ces deux pôles formant la « tête urbaine » de la ville, devaient bénéficier de la même sollicitude de sauvegarde.
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Forte de son expérience dans la Médina, la Municipalité a étendu le champ de sauvegarde et de mise en valeur vers la ville européenne. Un « mini plan de sauvegarde » est élaboré pour l’axe le plus important de la ville basse par l’ASM qui a développé, au cours de longues années d’analyse et de recherche sur le tissu historique, une approche de la pratique urbaine (projet réalisé de 2001 à 2003. |
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Coopération nationale et internationale
En dehors de Tunis, l’ASM a été sollicitée et est intervenue soit par des assistances techniques (Mahdia, Sousse, Nabeul, Boumerdès….), soit par des interventions ponctuelles de restauration (Hammam-Lif, La Mannouba, Sidi Bou Saïd…), contribuant ainsi à la mise en valeur et la sauvegarde d’un riche patrimoine bâti à travers le pays.
Cette stratégie, appréciée à l’échelle nationale, l’Aa été également au niveau international. En 2003, l’ASM est choisie pour abriter le siège du Secrétariat Régional Afrique/Moyen-Orient de l’Organisation des Villes du Patrimoine Mondial (OVPM) et en assurer la coordination et ce, afin de promouvoir l’échange, la coopération et la solidarité entre les villes membres et dans le but d’améliorer grâce à cet échange, leur capacité de gestion patrimoniale.
Aujourd’hui, l’Organisation des Villes Arabes (OVA) souhaite créer à Tunis un organisme similaire destiné aux villes historiques arabes, à l’instar de celui de l’environnement installé à Dubaï ou celui du prix de l’OVA à Qatar.
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