Introduction

ASM Tunis
ASM Tunis

Depuis sa création en 1967 par la Municipalité de Tunis, l’Association de Sauvegarde de la Médina ne cesse d’accomplir différentes tâches. Elle s’attelle principalement à :

Sensibiliser le public à l’importance du patrimoine urbain et promouvoir les idées de sauvegarde en se basant sur une connaissance approfondie de la Médina.
Préserver et restaurer des monuments dans la Médina et les adapter à de nouvelles fonctions.
Promouvoir la restauration des demeures et des immeubles situés dans les quartiers historiques de Tunis en apportant aide technique porno et conseil à leurs propriétaires.
Assurer la coordination technique entre les services municipaux et autres organismes travaillant dans les quartiers historiques de Tunis.
A Sensibiliser, former et encadrer les intervenants dans la Médina et promouvoir les petits métiers en associant les artisans aux chantiers de réhabilitation et de restauration.

Accueillir dans sa bibliothèque et son centre de documentation et encadrer étudiants et chercheurs de Tunisie et de l’étranger pour des stages de formation Des contacts étroits sont maintenus avec les universités nationales et étrangères ;
Organiser et participer à des rencontres nationales et internationales sur le patrimoine.
Tisser des liens de coopération a l’échelle régionale arabe ou a l’échelle internationale avec les institutions de recherche ou en charge du patrimoine. >Dans les années soixante, la Médina de Tunis devenait de plus en plus menacée par les démolitions qui pouvaient résulter de la percée de grandes avenues à travers le tissu historique.

En réponse à ces menaces, la Municipalité décida en 1967 la création de l’Association de Sauvegarde de la Médina.

Celle-ci se fixa pour objectifs, entre autres, de réhabiliter l’image de la vieille ville et de redéfinir son rôle dans l’agglomération tunisoise.

L’A.S.M. a pour vocation non seulement de conserver la spécificité et l’unité de la ville historique mais aussi d’assurer son intégration au reste de la ville, afin d’éviter sa marginalisation.

Trente neuf ans après sa création, et grâce à son atelier d’architecture et d’urbanisme et à son équipe de chantier, l’A.S.M. assure, désormais, diverses missions dans la Médina (conseil, maîtrise d’œuvre, restauration, bureau d’étude, formation…).
Elle reste, surtout, un lieu de rencontres et de recherches sur les questions urbaines, architecturales et socio-économiques qui concernent la ville historique.

Historique

Historique
Historique

L’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis (A.S.M) a vu le jour au mois de juin 1967 avec pour objet «d’œuvrer pour la protection des ensembles urbanistiques traditionnels, des monuments historiques et de tous les objets à caractère de patrimoine culturel et de mener toute action susceptible d’assurer la préservation et la mise en valeur de la Médina » (Statut de l’ A.S.M: 29 août 1967).

Elle est née à l’initiative du Gouverneur – maire de l’époque, Monsieur Hassib Ben Ammar, lorsqu’une petite partie de l’opinion a pris soudain conscience des dangers que courrait la Médina, psychologiquement dévalorisée, menacée de défiguration et même de disparition physique alors qu’elle constituait l’un des piliers de l’identité tunisienne.

De 1970 à 1974, l’UNESCO est venu apporter son soutien à l’ A.S.M, dans le cadre du Projet Tunis-Carthage financé par le PNUD et intitulé : « Sauvegarde et mise en valeur de la Médina de Tunis en vue du développement », ce qui marquait bien sa sexe gratuit double dimension culturelle et économique. Les études de fond, à caractère analytique, effectuées à cette occasion ainsi que les recommandations de synthèse du Projet Tunis-Carthage, sous la forme d’un programme de sauvegarde et de mise en valeur de la Médina, ont eu un retentissement considérable.

De cette époque date la notoriété de l’ A.S.M, établie sur ces études qui ont permis de connaître et de comprendre la Médina, telle qu’elle était à l’origine et telle qu’elle était devenue. Ces études ont été pionnières pour le monde arabe et se sont basées sur une banque de données qui représente en soi un patrimoine à préserver.

L’A.S.M continue, aujourd’hui, à jouer un rôle d’agitateur d’idées, de catalyseur et de laboratoire sur les questions urbaines, architecturales et socio-économiques qui concernent la Médina de Tunis.

Au fil des années, par l’intermédiaire de son atelier d’urbanisme devenu atelier d’architecture et d’urbanisme, et par son équipe de chantiers, l’ A.S.M est devenue le porno francais sous traitant, l’associé, le conseil, le bureau d’étude, l’entrepreneur ou le partenaire de diverses institutions : la Municipalité de Tunis, le Gouvernorat, les Ministères de la Culture, de l’Equipement et de l’Habitat et de celui du Tourisme ainsi que les différentes institutions nationales en charge du patrimoine, sans oublier son rôle d’assistance technique aux habitants de la Médina.

Après une période d’études et d’analyses fondamentales jusqu’en 1974/1975 puis une période d’attente en 1975/1980, le temps que la question du patrimoine commence à émerger dans les préoccupations politiques, l’activité de l’ A.S.M a été, à partir de la décennie 80, marquée par l’action opérationnelle.

Ce changement d’orientation vers l’opérationnel est le fait d’une volonté politique clairement exprimée par le conseil municipal mais également par le Ministère des Affaires Culturelles et par le Ministère de l’Equipement et de l’Habitat.

L’atelier d’urbanisme de l’A.S.M s’est transformé en véritable atelier public d’urbanisme et d’architecture, travaillant sur convention d’étude avec divers partenaires publics ou exceptionnellement privés.

Tunis est, sans contredit, une des villes arabo-musulmanes les mieux conservées. Riche de douze siècles d’histoire, la Médina de Tunis recèle aujourd’hui encore de très nombreux monuments islamiques : au détour d’une ruelle, on découvre la silhouette effilée d’un minaret ou la coupole chaulée d’une zaouïa. Les rues s’allongent en murs continus, uniformes, où la demeure du notable se distingue par son riche encadrement de pierre et sa majestueuse porte cloutée. Cité méditerranéenne profondément marquée par le Proche-Orient tans dans son architecture que dans son art de vivre, Tunis a été classée ville du patrimoine mondial en 1979. L’expérience et le savoir-faire de l’Association Sauvegarde de la Médina de Tunis a permis de restaurer de nombreux palais et medersas et de mener à bien des opérations pour la préservation, la mise en valeur et la promotion de ce site historique, de grande valeur patrimoniale.

Occasions

Occasions
Occasions

Dans le cadre du Projet de l’Union Européenne Euromed Heritage IV, un atelier de formation sous le thème “Patrimoine récent à Tunis: arabisances” s’est tenu à Tunis du 4 au 8 février 2010

Le Projet de l’Union Européenne Euromed Heritage IV (2009-2012) intitulé Patrimoines Mutuels : de l’intégration historique à l’expression dynamique contemporaine compte parmi ses partenaires le Centre Interdisciplinaire Cités Territoires Environnement et Sociétés CITERES (Tours-France), l’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis ASM (Tunis-Tunisie), l’Ecole Nationale d’Architecture ENA (Rabat-Maroc), l’Association de Sauvegarde du Patrimoine Architectural du 20ème siècle CASAMEMOIRE (Casablanca -Maroc), Le Centre pour la Conservation Architecturale RIWAQ (Ramallah-Palestine) et le Centre des Etudes de l’Habiter OIKOS (Bologne- Italie). L’Université de Ferrare (Italie), l’ Université de Florence (Italie), HERISCAPE – Heritage & Landscape Training & Consulting (Bologne-Italie), l’Association Patrimoines Partagées (France), l’Université Technique de Vienne (Autriche),l’Institut de Culture Méditerranéenne (Espagne) et l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou (Algérie) sont les associés au programme.

Il s’agit d’un programme régional d’assistance à la valorisation des formes architecturales et urbaines héritées des 19ème et 20ème siècles en vue de favoriser les capacités de perception et de gestion de ce patrimoine récent. Axé sur la sensibilisation à cet héritage souvent méconnu, le projet vise à organiser des actions locales de promotion basées sur des formations spécifiques, des ateliers et des actions ponctuelles (expositions, publications…) en vue d’une meilleure implication des experts, des institutions en charge du patrimoine et du grand public.

Le projet Patrimoines Mutuels s’inscrit dans la droite lignée du précédent projet de l’Union Européenne Euromed Heritage II : Patrimoines partagés (2002-2005) qui s’est attaché à comprendre et à identifier cet héritage commun.
Axé sur une meilleure connaissance des enjeux et complexités du patrimoine récent et s’appuyant sur une dynamique de réseaux privilégiant la coopération régionale Sud-Sud, le programme Patrimoines Mutuels vise à :

– Renforcer les capacités de connaissance et d’appropriation de cet héritage commun faisant partie intégrante du paysage méditerranéen ;

-Sensibiliser aux valeurs de ce patrimoine par des actions locales de promotion basées sur la formation, la publication et la diffusion de l’information ;

-Optimiser l’intégration de cet héritage dans l’espace urbain.

Les acteurs et partenaires de ce nouveau projet joindront leurs efforts communs pour une meilleure approche et gestion dudit patrimoine se traduisant par l’implication de la population locale, des experts, des fonctionnaires, des jeunes et des touristes tout en consolidant la collaboration entre institutions publiques et sociétés civiles sur la base d’un système dynamique de réseaux. En effet le projet cible tout particulièrement les acteurs suivants :
-Les institutions locales et nationales en charge de la préservation du patrimoine seront soutenues dans leur approche de sauvegarde et de valorisation. A cet égard, une élaboration de dossiers de candidature à l’inscription sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco est prévue.

-Les opérateurs techniques privés et publics (personnes ressources, consultants nationaux…) bénéficieront de formations permanentes et d’accès aux méthodologies appropriées à travers la tenue d’ateliers et de conférences…etc.…
-Le secteur touristique sera également sollicité via le développement des capacités locales et nationales de gestion touristique en vue de valoriser et de diffuser les ressources locales tout en privilégiant la qualité et l’information. Ce volet prévoit des actions de sensibilisation des touristes à travers la production d’instruments promotionnels (guides thématiques, plans, dépliants…) ainsi qu’une formation destinée aux tours opérateurs et aux guides locaux.
-En dernier lieu le projet s’adresse au public au sens large pour promouvoir la visibilité et la perception du patrimoine récent (large diffusion sur les supports médiatiques et organisation de conférences).

La participation de l’ASM, en tant qu’institution collaboratrice prenant part au projet, se concrétisera par la publication de carte et de guide patrimoniaux, la publication de différentes réalisations en matière de restauration et de mise en valeur du patrimoine architectural et urbain, ainsi que par l’organisation et la tenue à Tunis d’atelier thématique et d’exposition. L’ASM sera appelée par ailleurs à contribuer à des stages de formation dans la région et à siéger au sein du Comité de Pilotage.

A cet égard, un atelier de formation, cofinancé par l’ASM et CITERES et basé sur la problématique de l’identification dudit patrimoine, s’est tenu à Tunis au siège de l’ASM, du 4 au 8 février 2010, sous le thème « Patrimoine récent à Tunis : arabisances ».

Cette formation est la quatrième organisée après celles tenues à Fès–Maroc (Juin 2009), à Ramallah–Palestine (Octobre 2009) et à Rabat–Maroc (Novembre 2009).

L’objectif spécifique de cet atelier à Tunis, à l’instar des trois précédents, est de former les participants en leur donnant des connaissances théoriques, des renseignements pratiques ainsi que des outils de travail pour l’identification du patrimoine de l’époque coloniale en vue d’une meilleure sauvegarde.

La formation comprend un volet théorique (introductions institutionnelles, illustration du projet Mutual Heritage, leçons, présentations de recherches, d’études et de thèses, etc…) et un volet pratique axé sur des travaux sur terrain (visites, travaux de reconnaissance et évaluations réalisés par les stagiaires et leurs formateurs) lesquels ont été présentés et discutés à la fin de la formation. Les stagiaires étaient partagés en groupes travaillant sur des études de cas identifiées par l’ASM.

Panthéon-Sorbonne

Panthéon-Sorbonne
Panthéon-Sorbonne

L’ASM a accueilli un groupe d’étudiants de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,le 11 janvier 2010.

L’ASM a accueilli, le 11 janvier 2010 , une vingtaine d’étudiants en Master Etudes du développement, spécialité « développement local : acteurs et dynamiques spatiales » de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui sont en stage à Tunis du 9 au 18 janvier 2010.

Il s’agit d’un stage pédagogique et méthodologique qui prévoit de mener des parcours urbains (avec observation et description) dans la Médina de Tunis. Cette lecture dite sensible de la ville- Le but principal du stage étant de faire ressentir aux étudiants qu’une ville se découvre avant tout avec les sens et que sans déambulation certains éléments essentiels sont occultés- se déploiera selon 4 grilles de lecture : le bâti et les aménagements ; les activités ; les personnes et l’ambiance.
Dans le cadre de leur étude sur la question de “la mise en scène des territoires”, les étudiants se sont tout particulièrement intéressés aux activités de commerce et de production avec une option particulière pour la thématique du tourisme culturel.
La collaboration de l’ASM s’est traduite par une présentation, assurée Mme. Faïka Béjaoui, architecte et directrice-adjointe, de ses actions et de son approche intégrée de la sauvegarde du tissu urbain traditionnel ainsi que par la définition de la notion de parcours urbains .

Les étudiants ont été encadrés par Monsieur Gaëlle Gillot, Chercheur UMR Développement et Sociétés et UMR Géographie-Cités et le Professeur Olivier D’Hont.